Argentine - Grande Ruta 40 Publié le 14 mai 2018 par Alain et Stéphanie(vidéo39)

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Argentine - Grande Ruta 40 Publié le 14 mai 2018 par Alain et Stéphanie(vidéo39)

Message par Admin le Lun 14 Mai - 16:39

Grande Ruta 40

Publié le 14 mai 2018 par Alain et Stéphanie

« Allez tonton Louis raconte nous encore tes belles histoires, elles font rêver, voir du pays sans se bouger le c.. du comptoir…. !!!! » ( Tonton Louis du groupe Soldat Louis)
Alors je raconte… !
Nous voilà en Argentine au bord du magnifique « Lago Nahuel Huapi », grandiose ce lac immense avec ses différents bras, ses nombreuses îles, entouré d’autres petits lacs et de montagnes.
Nous passons quelques temps à Dina Huapi, au bord de ce lac.
Nous étions à côté d’une école de kitesurf, mais pourquoi une école de kitesurf sur un lac en montagne…, c’est lors du retour d’une balade en vélo que nous comprenons pourquoi ce lieu est propice à ce sport.. !!!
Décidément les courants d’air de ce pays font passer le Mistral pour une petite brise !!
Et San Carlos de Bariloche….., bin on va vous décevoir et ne pas s’étaler sur cette ville dont beaucoup de personnes nous avaient parlé car ce n’est pas ce que nous étions venu chercher ici…
En effet, la ville ressemble à une ville des Alpes Suisse, des chalets en bois massif ont envahis tout le bord du lac autour de Bariloche, et les hôtels de luxe (dont les prix des chambres vont de 500 à 2000 Euros pour une suite) se partagent les meilleures places.
C’est joli mais nous cherchons des endroits plus sauvages…
Par malchance (ou pas) alors que nous cherchons une route (encore..!) que nous avons réussi à trouver pour avoir du gaz, nous avons découvert l’envers du décor….., les bidonvilles de Bariloche, une immense étendue de baraquements vétustes au nord de la ville? Vivre ici dans de telles conditions doit être très dur lorsque l’on connaît les rigueurs du climat de cette partie du pays en plein hiver car nous sommes au pied de l’une des plus grandes stations de ski d’Argentine.
Nous ne sommes pas habitués à voir cela, et n’avons pas aimé du tout, d’autant plus que la différence entre ces quartiers pauvres qui jouxtent les richesses d’une ville si touristique et huppée est impressionnante et choquante .
Nous faisons le fameux « Circuito Chico » mais là également les endroits sauvages sont difficiles à trouver, mais nous trouvons quand même un coin magique à « Bahia Lopez », où j’ai pu même mettre le paddle à l’eau.
J’avoue que cette sortie en SUP restera un grand souvenir, d’abord pour le fun d’être sur un lac entouré de montagnes si proches et si hautes, également pour la sensation d’avoir plus de 400 mètres de profondeur sous la planche, c’est « muy impressionante », mais surtout lors de ma chute dans une eau à 8° au milieu du lac, malgré ma combinaison néoprène en 3/4 mm, j’ai certainement battu tous les records de vitesse de remontée sur un SUP…. !
Wow, le vent monte en puissance, cette nuit là, il a plu très fort et le matin la température est descendue, et au réveil tous les sommets sont blancs, la dame blanche n’est plus très loin, alors nous reprenons la Ruta 40 et « La ruta de los 7 lagos », route goudronnée et magique qui serpente au milieu des montagnes et de lacs aux couleurs sublimes.
Nous dormons au bord du « Lago Hermoso » situé au bout d’une piste…, le matin le thermomètre est passé sous la barre du zéro, et le lac fume, c’est un spectacle magique. En repartant, j’ai dû renforcer avec des pierres un petit pont au dessus d’un cours d’eau….., et c’est passé, en serrant les f…… (dents..!)
Nous avons dormi à San Martin de Los Andes, p’tite ville sympa aux magasins de sport de déglingos, je n’avais jamais vu autant de magnifiques VTT.
Chouette rencontre avec Jeremy, Tanguy, Celene et Ohani, un groupe de « Franco/Hispano/Belges », c’est génial aussi de pouvoir échanger en Français… !
Ils sont sur la route en vieux combi VW aménagé et sont donc à 4 avec un bébé de 11 mois, 3 dedans et Jeremy dort sur la tente sur le toit, alors là, respect mes amis.
Ils vont faire la saison ici mais vont prendre un appartement pour l’hiver.
On vous laisse avec regrets, mais on a encore un peu de route à faire…
La Ruta 40 défile, en partie asphaltée, en partie en piste (ripio ou passage sablonneux avec toujours cette foutue tôle ondulée…), ou un mix des deux avec des embûches imprévisibles (animaux divers, dos d’ânes, gué, pierres, nids de dinosaures, chantiers, câbles ou branches trop basses..)
J’avoue préférer l’asphalte car notre « casa rodante » est mise à rude épreuve sur ces pistes où parfois nous pouvons rouler à 40 ou 60 km/h mais également parfois à 10 ou 20 km/h car c’est vraiment trop cassant..
Mais c’est d’une puissance inouïe, ma tête explose, je répète sans cesse « je n’avais jamais vu ça de ma vie », je suis assis au volant du Faucon Millenium, le coude à la portière, un morceau de Steve Seasick dans les oreilles (ou Soldat Louis..!), les paysages sont grandioses, les enfants assis derrière s’amusent ou chantent, Stef surveille ces embûches de la route et le GPS (merci Osmand+ et Mapsme), et t’es bien, la route, en moto ou en camion c’est ton kif’.. !
Jamais des paysages ne m’ont autant impressionné, de part leurs tailles, leurs formes, et leur violence…
Ici c’est n’est plus comme au Chili, c’est sec, il y a du sable partout et tu roules au milieu d’un désert en pleine montagne (pour l’instant nous sommes sur des plateaux à 1000/1500 mètres d’altitude). C’est un désert de sable parfois parsemé de roches volcaniques noires, il y a d’énormes rios qui parfois sont à sec mais leurs tailles est inquiétante, et les rios en eau sont dans leur lit mineur, mais tu peux facilement voir leur lit majeur, et franch’ment lors de fortes pluies ça doit envoyer du lourd.
Les villes traversées se suivent mais ne se ressemblent pas, certaines sont agréables et propres et donnent envie de se poser pour une nuit ou un journée, d’autres beaucoup moins mais même si les villes ne sont pas notre priorité pour notre road trip, nous en avons besoin pour ravitailler en nourriture, gasoil et eau.
Et puis en traversant une ville comme Zapala, tu t’égares (com’ d’hab’ une route perdue que jamais il ne trouva…..etc!) en cherchant un coin pour dormir et tu te retrouves dans une monstrueuse décharge à ciel ouvert sur plusieurs kilomètres, l’endroit est effrayant car des déchets de toutes origines jonchent le sol à perte de vue.
Et là, au milieu de tout ces déchets des gens vivent, en bâtissant des abris improbables en récupérant tout ce qu’il y a sur cette décharge pour construire leurs maisons, pneus, bâches plastique, tôles rouillées, carcasses, capots ou portières de voitures ou camions, machines à laver, ils installent même des clôtures autour de leurs abris de fortunes, et ont même parfois ce qui s’apparente à un jardin, pendant que des camions continuent à benner leurs déchets autour d’eux.
En traversant cet endroit nous sommes sidérés, et je pense que les gens que nous avons croisés l’étaient également en nous saluant lors de notre passage.
J’avoue que la nuit se pointait et nous avons fuit cet endroit qui nous a laissé un goût amer et fort à la fois….., notre voyage sera ainsi fait, nous verrons des choses magiques…, et d’autres moins, mais c’est justement ce qui fera la richesse de notre périple.
Les journées défilent avec les kilomètres, nous montons vers le nord et la température remonte chaque jour,  nous adorons.
Merci à cette famille à qui nous avons acheté des fruits en bord de route et avec qui nous avons passé un bon moment, merci à Julio et Pau et leur famille qui sont venus le soir à la nuit tombée pour nous offrir des fruits et des noix car ils avaient vu le camtar (et ses stickers) dans la journée, et après avoir consulté notre blog, ont voulu nous rencontrer.
Ce qui est paradoxal c’est qu’en traversant ces immensités nous avons parfois du mal à trouver un endroit pour se poser la nuit venue. En effet, tout d’abord les pistes sont bordées par un monticule de gravier infranchissable pour nous, ensuite en dehors des routes stabilisées chaque écart se paye au prix fort car c’est du sable, des marais, de la boue, ou des pistes de oufnécessitant un 4X4, et il y a le problème des clôtures car ici tout est clôturé… Alors nous avons toujours un plan A, un plan B, un plan C et un plan M, le plan M étant le plan de merde quand les trois premiers plans n’ont pas fait l’affaire et cela se termine soit dans une station service bruyante soit perdus dans la pampa, au bord d’un chemin entourés de lapins-garous qui nous regardent…. Je vous rassure depuis 4 mois maintenant nous arrivons à dormir en mode sauvage dans des coins souvent improbables, mais cela demande un peu de recherche, de culot et engendre aussi quelques frayeurs lorsque nous nous aventurons sur des chemins hasardeux…
Cruz Negra, nous dormons même sur un lieu réputé pour les miracles, cet endroit est vraiment particulier car tout le monde y amène un objet en rapport avec ses souhaits ou prières, afin qu’ils soient exaucés….., ce qui donne un joyeux stock d’objets hétéroclites, j’ai donc vu des corsets, des plâtres ou autres béquilles…., jusque là normal.., des poussettes, trotteurs ou poupées, ouaip c’est moins fun, mais là où cela devient intéressant c’est qu’il y a aussi des fourches de moto, des embrayages, des tableaux de bord ou des radiateurs de voiture, et même des culasses ou pneus de camion…. !
Chos Malal, quelle idée de vouloir dormir à côté d’un enclos de vaches, moutons, chèvres et chevaux lors de la transhumance…..Mhheuuuuuuuu, Bhhhéééééé… !!! (c’était mieux que la musique forte des voitures, mais bruyant quand même..!). Nous y avons assisté à la capture au lasso de 3 ou 4 chèvres qui ont fini en « asado » directement !
Nous faisons de temps et temps une infidélité à la Ruta 40, soit lorsqu’il apparaît qu’elle est en trop mauvais état et que les autorités (Police ou Gendarmerie) te déconseillent de t’aventurer en camion sur cette piste (autour de la Pampa del Diamante), soit lorsque nous avons des sites à découvrir aux alentours….
Chaque jour je fais un p’tit tour sous le camion afin de faire une vérification des différents serrages, et évidement les niveaux d’huile et d’eau, sans oublier de nettoyer le filtre à air de toute la poussière qu’il a avalée pendant la journée sur les pistes.
Allez, direction le Cerro Aconcagua avec ses 6962 mètres en empruntant la Ruta 7 et nous allons monter à 3000 mètres avec le Faucon (!), on vous rassure, nous irons randonner mais pour l’observer de loin….
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