Bolivia – The Road to…..Uyuni Publié le 22 août 2018 par Alain et Stéphanie

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Bolivia – The Road to…..Uyuni Publié le 22 août 2018 par Alain et Stéphanie

Message par Admin le Jeu 23 Aoû - 2:30

Bolivia – The Road to…..Uyuni

Publié le 22 août 2018 par Alain et Stéphanie

Et c’est reparti, nous mettons cap à l’ouest en direction du Salar d’Uyuni.
Nous partons de Santa Cruz et nous sommes en dessous de 2000 mètres d’altitude.
The bad new : l’équipage du Faucon Millenium a contracté une intoxication alimentaire, pendant une semaine il faut se partager notre espace exigu des WC à 5, et c’est une grande expérience !!!
Surtout à ne pas renouveler !
Nous reprenons la route fatigués par ces petits désagréments !
Nous prenons la ruta 7 en direction de l’Est, et le mauvais temps fait son apparition, cela fait des semaines que nous n’avions pas vu de nuages.
Bhhhaaaaaaa rien de méchant, uniquement quelques gouttes afin de peaufiner la peinture camouflage du Faucon Millenium.
Nous attaquons « la Cordillera Oriental ».
Les kilomètres défilent sur cette route en très mauvais état, voire même dangereuse, et entre la signalisation des travaux inexistante, les voies uniques où le plus gros passe en force, les balisages avec des fléchages sur le sol avec des branches qui de par leurs positions te signalent où tu dois te diriger, les éboulements qui prennent une partie de la route avec parfois des rochers sur la route, je ne parle pas des cratères ou changement de dénivelés lorsqu’il y a 2 ou 3 kms de bitume refait (j’avoue ne pas comprendre pourquoi ils refont la route par portions tous les 10 ou 20 kms… mystère!)








Premier contrôle de police avec tentative de racket….., avec mon espagnol improbable (j’apprends depuis 6 mois), j’ai tenté de leur expliquer que travailler pour le gouvernement est une chose dont on doit être fier, et que tenter de prendre de l’argent aux touristes les dévalorise, et j’ai rajouté que normalement la police est là pour servir et protéger et non pour voler.. !


Wow, après un moment de solitude dans ce poste entouré de 4 policiers armés comme un porte avion, et dont les faciès étaient ceux des acteurs d’un film de « Sergio Léone », j’ai pu repartir sans débourser un boliviano et accompagné de sourires pincés……, vivant, je suis vivant… !!!!


Bref, la route en Bolivie c’est fort, très fort !


Nous nous sommes arrêtés à « El Fuerte de Samaipata », un site de ruines assez impressionnant avec des sculptures sur un énorme rocher dont certaines origines sont Incas, mais d’autres sont encore d’origine inconnue, on parle même de théorie sur les extra-terrestres…. !!!
M’enfin, c’est quand même pas la zone 51 dans le Nevada, aucunes traces de E.T., Paul, ou Alf dans le quartier, juste un David Vincent dépressif qui buvait des bières dans un troquet.. !!
Je laisse Jenny vous préparer un p’tit article là dessus.
Et hop on prend la ruta 5 sur la gauche direction Aquile et Sucre, alors Ruta 5 ou the « Highway to Hell ».
Une partie de la route est en travaux, ce sera une succession de bitume super sympa, mais surtout une succession de pistes pas faciles avec une poussière incroyable, nous avons fait connaissance avec cette fameuse poussière super fine (comme du talc ou de la farine), ici ils appellent ça « el polvo », même en marchant dessus ton pied s’enfonce de 5 cms en faisant un nuage qui reste en suspension pendant quelques secondes…..wow, mais wow quoi !!!
Cette poussière s’infiltre de partout et passe par le plus petit interstice….. ce soir nettoyage du filtre à air et de l’intérieur du Faucon en perspective (pour l’extérieur j’ai oublié depuis longtemps…!)
Cette route fut très dure pour la mécanique mais également pour nous.




Nous montons, et nous montons, parfois une descente et nous remontons encore plus haut, pour arriver à 2800 mètres, c’est l’altitude de Sucre.
En nous rapprochant de la ville nous sommes surpris par la présence de centaines de chiens errants sur le bord de la route, ils ne sont pas agressifs mais c’est inquiétant et également dangereux car ils sont sur la route et les véhiculent freinent ou font des écarts pour les éviter.
Nous arrivons à Sucre dans la soirée FBI (Fausse Bonne Idée), nous avons de nombreuses règles qui régissent notre voyage, règle numéro un : ne pas rouler de nuit, règle numéro deux : trouver un coin pour la nuit avant 16 heures, bref il fait nuit et nous arrivons dans une grande ville, c’est le plan ZLM (Z… la mouche…!) , je m’attendais à un village et pas à une ville de cette taille avec une circulation incroyable, nous trouvons une place en sécurité entre 2 poids lourds sur un parking de cimenterie et sous la surveillance du gardien, je l’ai déjà dis, mais un road trip n’est pas toujours facile, et nous ne dormons pas uniquement dans des spots de rêve.
Nous visitons un musée sur des animaux préhistoriques car ici il y a les plus grosses empreintes de dinosaures du monde, plus de 12000 empreintes recensées.





Nous profitons de cette ville coloniale dont les bâtiments sont dans un très bon état de conservation, certains ont plus de 400 ans, cet endroit est vraiment sympa…Mais ….. !
Mais j’ai un coup de blues… :
En arrivant à Sucre par l’une des routes principales, nous avons traversé une déchetterie sauvage en bord de route où des tonnes d’immondices sont déversés dans les coteaux en périphérie de cette charmante bourgade.
Tout y est, cadavres d’animaux en putréfaction, carcasses de voitures ou d’appareils ménagers et détritus ménagers, le tout avec des cochons ou des sangliers, des chiens errants et autres rapaces….., c’est une vision apocalyptique…ggrrrrrr !
Depuis des mois en Amérique du Sud, nous sommes confrontés à de nombreux endroits pollués par des déchets, nous comprenons que certains pays sont pauvres ou en voie de développement et ne possèdent pas de services de ramassage ou de traitement des déchets, et ont d’autres priorités.
Mais ce sont des pays entiers qui se gâchent par l’omniprésence de ces déchets qui engendrent une pollution incroyable, et malheureusement nous gardons souvent un souvenir nuancé de certains lieux à cause de cela.
Mon mécontentement n’est pas pour notre petit confort de touriste, mais je trouve triste de massacrer de la sorte des lieux aussi magiques et de ce fait devoir vivre dans ces conditions d’insalubrité est effroyable, cela dépasse tout ce que nous pouvons imaginer.
Nous savons malheureusement que ce n’est pas fini.
La Bolivie c’est puissant, les habitants ont une identité forte.
Ils sont de taille moyenne, ils ont la peau mate, leur visage est buriné par le soleil, et marqué par les conditions de vie difficiles, et dégagent une force incroyable.
Homme et femmes portent un chapeau, et les femmes ont de longues tresses ou nattes, et portent fréquemment la traditionnelle couverture colorée en guise de sac sur le dos, et souvent à l’intérieur de cette couverture il y a un enfant.
La route qui relie Sucre à Potosi est goudronnée, donc agréable et les paysages sont grandioses.
Alors que nous mangeons, des enfants viennent à notre rencontre toujours attirés par le Faucon Millenium . Nous jouons à jeter des pierres sur des bouteilles avec eux, et ils nous apprennent à nous servir d’un lance pierre, ils sont très curieux et posent des tas de questions, c’est vraiment génial.
Et nous montons, et nous montons, … et nous montons encore !!!!
Tout le monde va charger grave…même le Faucon car nous allons monter haut, très haut… , notre organisme va souffrir, et la mécanique aussi!
Les paysages changent kilomètres après kilomètres, la végétation s’éclaircit, la terre devient aride, l’herbe est sèche.
Nous faisons une halte dans le petit village de « Rodero » peuplé de 300 âmes qui vivent en pleine montagne.







L’altitude de Rodero est idéal pour faire un halte car il se situe à 3400 mètres d’altitude et nous devons respecter des paliers d’environ 500 mètres par tranche de 24 heures en montant au-delà des 3000 mètres, afin de nous acclimater.
Nous passons 2 jours ici, et rencontrons beaucoup d’habitants du village, intrigués par ce camion garé à côté du terrain de foot.
Une Bolivienne a même cru que j’étais le docteur qui venait avec son propre cabinet de consultation, comme à l’époque des westerns, et j’ai même pas pensé à lui vendre une potion miracle… !
Nous sommes allés à la rencontre des enfants dans l’école du village, nous passons une matinée avec eux.
La visite du Faucon était incontournable, et ce fut magique de voir le regard de ces enfants lorsqu’ils découvrent notre maison à roulette.
Ils étaient 61 à l’école mais je pense que certains ont truandé et sont revenu 2 ou 3 fois avec des tenues différentes (les roubles !)…. !!!!
Le regard de nos enfants lorsqu’ils ont découvert l’école et la salle de classe était également un moment sympa !!
Tableaux noirs et craies, règles de conduite affichées « este lugar es tu templo del saber, cuidelo », ou une autre règle avec traduction (!) « ici on travaille dur, le bavardage nuit à ton savoir » , très peu de bancs et de chaises, pas de chauffage, c’est un pensionnat et les parents y mettent leurs enfants, non seulement pour le savoir mais surtout cela leur donne l’assurance qu’ils ont à manger tous les jours (dixit la maîtresse).
Nous aurons droit à des poèmes, et à l’hymne national Bolivien en Castillan, mais également en Quechua, et à leur demande nous avons chanté la « Marseillaise », et également « Santiano », ce fut un moment riche en émotions.
Que dire lorsque le matin quelqu’un à écrit à l’arrière du camion avec son doigt dans la poussière « Te quiero la Francia », ou lorsqu’un petit garçon vient de porter des œufs lorsque tu connais le niveau de vie en Bolivie (pour info, lorsque tu as la chance d’avoir un travail, un salaire correct tourne autour des 200 Euros)
Merci aux habitants de ce village pour leur accueil chaleureux.
Mais la route nous attend, et nous montons encore et encore pour arriver à Potosi, wow…4000 mètres
Alors à 4000 mètres c’est comment… ?
Si tu restes assis « tranquilo » dans ton camion tout va bien… !!!!
Pour l’instant pas trop de maux de tête, mais pour situer la chose après 25 pompes t’as la pendule à 140….. !
Lors d’une reconnaissance avant de m’engager sur un chemin sableux afin de trouver un spot pour la nuit, j’ai eu la mauvaise idée de courir sur 100 mètres……FBI, j’ai cru mourir.. !
Même les travaux quotidiens demande beaucoup d’efforts…donc tu bouges en mode souple.
Quand je pense que nous devrons monter à plus de 5000 dans quelques semaines, j’espère que nous serons acclimatés.
Nous buvons beaucoup d’eau (si, si je bois beaucoup d’eau!!!), ce qui limite les effets de l’altitude sur notre organisme, et nous ne mâchons pas encore des feuilles de coca !
Et le Faucon à 4000 mètres… ?
Franch’ment il fume noir comme tous les diesels ici (noir, mais noir…!!!), mais il grimpe en mode « tranquilo » !
La route est paisible pour monter à ces altitudes, j’avais peur de routes de montagnes étroites avec des virages serrés comme certaines zones montagneuses en France, malgré des pourcentages de pentes parfois élevés, cela se passe en douceur.
Bon, OK, parfois nous roulons en seconde pendant 20 à 30 kilomètres (à 15 km/h..!!!), mais à 4000 mètres d’altitude les rendements moteurs sont médiocres, il n’y a pas beaucoup de véhicules qui roulent vite…. !!!!
Et dans les descentes tu roules à la même vitesse car le Faucon frôle les 9 tonnes et il ne faut pas faire chauffer les freins, alors tu descends en seconde ou troisième au ralentisseur d’échappement, et avec de courtes séquences de freinage.
Et la conduite en Bolivie… ?
Yeeehhhaaaaaaa c’est la guerre, mais en mode « tranquilo », le klaxon est de rigueur à chaque carrefour, dépassement, croisement, salut, bref tout le temps, c’est un peu fatiguant car tu crois que c’est pour toi à chaque fois… !
Je pense même qu’ils ont connecté les contacts électriques des feux stop et clignotants de la voiture au klaxon… !
Et les bus et les camions roulent comme des tarés, alors tu laisses doubler, et lorsqu’ils arrivent en face de front tu freines et tu laisses passer… !





Les ralentisseurs, alors ça c’est le truc de déglingos, il y en a de partout, surtout là où cela n’est pas nécessaire, mais surtout de toute les tailles, de toutes sortes de matériaux (béton, goudrons, morceaux de plastique, terre, métal..) et donc souvent très dur à distinguer sur la route et surtout rarement signalé (d’ailleurs ils ont inventé le panneau de ralentisseur qui n’existe pas…, et cela marche car pendant 500 mètres tu roules doucement en cherchant cette s………… de bosse!!!!)
La Bolivie, décidément, c’est the country de « Fast and Furious » ?
C’est vraiment impressionnant, ici toutes les voitures sont préparés (tunées!) en mode Bolivien, avec tous les moyens inimaginables, cela fait partie du folklore locale, leds qui clignotent dans les phares ou dans les jantes, néons sous les caisses, phares bleus ou verts, stickers en mode plus plus, pots pistes, ailerons surdimensionnés, jantes larges alu en petit diamètre, mais ici pas de sono méga puissantes comme dans les autres pays d’Amérique du sud (les Boliviens apparaissent comme plus discrets et réservés) et cela s’applique à tout le monde et surtout aux taxis.
Les motos ont pratiquement disparues de la circulation, certainement à cause du climat.
Et les villes :
Ppppfffffff il n’y a pas de signalisation (panneaux et peinture au sol), les périphériques sont des rues qui traversent la ville, il y a des portions de goudrons totalement détruites qui obligent à prendre la voie de gauche, les sens uniques sont nombreux mais non signalés, donc tu te retrouves en « contra mano » toutes les 5 minutes, bref, le réseau électrique est « very intersting » mais surtout à hauteur variable, alors avec nos 3,7m de hauteur nous restons vigilants, les piétons se jettent devant devant toi sans prévenir, bref, c’est l’horreur !!!!!
Il y a de nombreux commerces à l’entrée (et la sortie!) des villes, ce sont des cabanons fait d’objets de récupérations de quelques mètres carrés, ce sont pour la plupart des réparateurs de pneus, ou des mécaniciens, ils travaillent dans la rue directement, donc toute la voie de droite est prise par des véhicules en stationnement en réparation (camion et voitures), parfois les mécaniciens sont allongés sous les voitures et leurs jambes empiètent sur la chaussée restante…..improbable !
Wow, la Bolivie est un pays pauvre, dans les petits villages c’est palpable mais cela est moins choquant qu’en ville car les gens ont des petites maisons en terre cuite, des animaux et des cultures et cela s’intègre assez bien dans le contexte humain et identitaire du pays, dans certains villages abritant des communautés indiennes cela s’apparente plus à une culture et n’était pas choquant (selon notre ressenti), mais dans les grandes agglomérations ça pique fort, outre les familles qui vivent au milieu des déchets qui s’entassent aux abords des villes, il y a également les enfants qui jouent au milieu des immondices, de nombreuses personnes pratiquent la mendicité, des personnes âgées fouillent les poubelles, des enfants sont livrés à eux même et tentent de vendre des objets improbables ou de la nourriture, des femmes donnent le sein aux nourrissons à même le trottoir dans les gaz d’échappements et la poussière, des familles avec de nombreux enfants vivent sous des bâches plastiques en bordure des routes à 2 ou 3 mètres des véhicules qui passent, à chaque carrefour il y a des vendeurs par dizaines (gâteaux, pains, chips, papier toilette etc..), ou des artistes qui font des numéros de cirque, et également les laveurs de pare brise.
Nous le savions nous ne sommes pas en voyage organisé au « Club Med », nous découvrons cela avec humilité, mais également un sentiment de tristesse, d’impuissance, de malaise qui s’apparente parfois à de la honte même si nous ne sommes pas responsables, cela est parfois insoutenable pour nos yeux.
Et malheureusement nous savons que cela n’est pas fini, ainsi de tous ces sentiments, découvertes de lieux et de gens magiques, mais également découverte d’une pauvreté dure et crue, notre voyage sera ainsi constitué…..
Il n’est pas facile de cacher certaines scènes à nos enfants, mais nous avons l’impression qu’ils ont leurs propres filtres, comme pour se protéger, ils voient cela avec leurs yeux innocents d’enfants, et perçoivent souvent uniquement le bon côté des choses……, et c’est tant mieux. Pour l’instant c’est surtout la pollution qui les choque.
Nous restons quelques jours à Potosi, cette ville est assez impressionnante, elle se situe en pleine montagne sur des coteaux, aussi certaines rues montent tellement que nous avons du mal à grimper en première…. !
C’est San Francisco……mais en Bolivie !




Mais avant de quitter cette ville, nous allons visiter les mines d’argent de Potosi….
Et là…. !
C’est Germinal le retour !




Alors, bottes caoutchouc, veste et pantalon crado, et casque avec lumière, et go go go !!!
Wilson notre guide est un ancien mineur, et nous faisons tout d’abord un tour sur un marché pour acheter des cadeaux aux mineurs. !!!
Un marché digne d’un film d’Harry Potter, tu y trouves de tout, outre les abats ou autres morceaux de viande qui pendent au milieu de notre passage, tu peux acheter des fœtus de lama desséchés pour les rituels (charmant!), des feuilles de coca, des bouteilles d’alcool à 96° (à 20 bol le litre soit environ 2,5 Euros cela ne fait pas cher le mal de tête….ou la cirrhose, pour info la bouteille de 2 litres de Coca est moins chère!), mais également des bâtons de dynamite…… !



Nous voyons les différentes étapes de traitement de métaux, pour ensuite accéder à ce moment tant attendu……la descente aux enfers.
Il faut imaginer des galeries d’environ un mètre de large et de 150 à 160 cms de hauteur.
Des kilomètres de galeries pour la plupart non étayée (il paraît que la roche est solide).
Ici c’est « old school », pas de ventilation mécanique, brouette, pelle, pioche, parfois marteau piqueur, et…. dynamite !
 






Sincèrement c’est une aventure extraordinaire mais cela a été dur : 2 heures sous terre dans la poussière (parfois nous avions du mal à voir à plus d’un mètre), le manque d’oxygène lié à l’altitude, les passages exigus, le stress lié à l’environnement, l’absence de ventilation et les efforts pour se déplacer dans les galeries.
Les enfants ont adoré et ont bien vécu cette expérience, ils nous impressionnent de plus en plus chaque jour….

La mine est toujours en activité, alors tu peux voir travailler les mineurs qui creusent ou passent avec leurs brouettes chargées de plus de 100kg de minerais (80 rotations de brouettes de plusieurs centaines de mètres par jour), et nous aurons également droit à plusieurs explosions (11!!!).
Franch’ment quand tu te retrouves assis dans une galerie à attendre les explosions c’est chaud, wow, lorsque les détonations ont eu lieu ce fut vraiment impressionnant !
Et ensuite le guide te dit :  « on sort rapidement avant l’arrivée de la poussière…. », no soucy Wilson…, on sort !!!!
Nous ferons des cadeaux à des mineurs lors de notre passage dans les galeries, feuilles de coca (obligatoire pour tenir la cadence dans ce travail), bouteilles de soda, mais pas d’alcool !
Je pense que nous n’oublierons jamais les conditions de travail de ces hommes…(parfois 14 heures par jour et 6 jours par semaine…), même si leurs salaires est au dessus du salaire moyen en Bolivie, c’est d’une incroyable dureté .
Nous quittons cette ville minière, Potosi, on aime ou pas, pour notre part, nous partirons de là impressionnés, effrayés, effarés, …. drôle de mélange de sentiments….. !
A environ 20 kms de Potosi nous trouvons un spot magique au bord d’un lac, un peu de piste sablonneuse, un peu de travail à la pelle afin d’optimiser le passage du Faucon (c’est mieux de creuser un peu avant, que beaucoup après..!) c’est incroyable de se retrouver à plus de 4000 mètres d’altitude au milieu de nulle part dans la steppe pendant 2 jours, la journée il fait environ 15° mais la nuit cela descend à -5°.
Une petite vidéo pour un résumé en images… et en musique (y clique on the photo ci-dessous ) :
 
Nous sommes en juillet mais ici c’est l’hiver, donc saison froide, mais surtout sèche et pour nous cela est parfait.
Et maintenant direction le Salar d’Uyuni…
La nouvelle ruta 5 nous attend.
Depuis quelques semaines nous avons vu et vécu des choses extraordinaires, mais les paysages rencontrés était moins impressionnants que lors de la fameuse Ruta 40 en Argentine ou « La Carretera Austral » au Chili, on devient difficiles !!!
Mais depuis Santa Cruz cela redevient sympa, et là…, wow, mais wow quoi… !
Rarement j’ai pu prendre autant de plaisir à conduire sur une route, que ce soit au niveau des paysages ou de la qualité de la route !
Rhhhhhhaaaaaa Lovely
Ce fut plus de 200 kilomètres de communion avec l’asphalte, et nous avons pu apprécier les paysages car nous sommes montés plusieurs fois à plus de 4200 mètres et parfois à 15km/h en seconde !!!!!
Évidemment même si j’aime conduire le Faucon Millenium, j’avoue que je me suis imaginé tantôt avec un chopper Suédois pour cruiser et profiter des paysages et tantôt avec une BMW en café racer pour enrouler du câble comme un sauvage !!!!
Nous savons que beaucoup de nos lecteurs sont des amoureux du bitume, que ce soit en bécanes, side-car, voitures ou camtar, alors nous avons fait une vidéo juste pour vous….!
On the road again 7 et on clique sur la photo pour voir la vidéo:
Et, et, et nous arrivons en haut d’un montagne et nous apercevons le Salar d’ Uyuni avec la ville d’Uyuni plantée à l’entrée de cette immensité blanche….
Mais ça……c’est une autre histoire…. !
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