Hasta luego Bolivia, volveremos Publié le 25 août 2018 par Alain et Stéphanie

Aller en bas

Hasta luego Bolivia, volveremos Publié le 25 août 2018 par Alain et Stéphanie

Message par Admin le Sam 25 Aoû - 21:47

Hasta luego Bolivia, volveremos

Publié le 25 août 2018 par Alain et Stéphanie


Donc, hasta la vista Emilio et « on the road again » !

Je suis content de reprendre la route après tous ces jours sans conduire le Faucon, d’ailleurs après nos péripéties dans le sud Lipez tout le monde est content de retrouver le Faucon Millenium, c’est notre petit nid douillet !

Et on enchaîne, ruta 21, ruta 14, nous traversons des décors sublimes, décidément nous ne cessons d’être émerveillés chaque jour depuis plus de 8 mois sur la route.

Nous dormons souvent dans les villages, ou plutôt les « communidades », ce sont de petits « pueblos » habités par des communautés indiennes, il y a généralement quelques maisons en terre cuite, un terrain plat avec des cages pour le foot, des gens toujours courtois, et parfois de l’eau.

Nous demandons systématiquement l’autorisation aux habitants des maisons les plus proches.





Dormir dans ces lieux nous permet également de faire parfois des rencontres, rencontres certes éphémères mais toujours agréables et enrichissantes.
Le poste frontière avec l’Argentine sera un peu compliqué à passer avec un douanier un peu zélé, mais également un passage du Faucon aux rayons X, une grosse radio géante pour vérifier si nous n’avons pas de drogue ni d’armes !
La Bolivie nous laissera un souvenir fort mais également parfois amer, ce n’est pas un pays facile…, tout d’abord l’omniprésence de la pauvreté, ce fut souvent dur et parfois insoutenable, signalisation inexistante sur la route et dans les villes, perte totale de nos repères nécessaires pour trouver, se déplacer, ou communiquer, surtout dans les hauts plateaux où parfois les échanges avec certains Boliviens furent rugueux, les contrôles de la police corrompue, le climat sec et froid, la fatigue liée à l’altitude à gérer, les stations service qui refusent parfois de servir le carburant aux « estranjeros » ou à un prix presque trois fois supérieur au prix bolivien (avec présence de caméras de surveillance ou de policiers), et les Boliviens eux-mêmes sont rationnés ou contrôlés sur le carburant (apparemment plus dans les villes reculées ou les hauts plateaux) et doivent présenter pièce d’identité et carnet de carburant, bref ce fut plusieurs semaines intenses, dures, mais enrichissantes, I’ll be back….mais cette fois çi dans le nord autour de la Paz, paraît qu’il y a un truc qui se nomme « la ruta de la muerte », et en VTT ça doit envoyer du lourd… !!!!

Argentina, coucou es nosotros… !

Ensuite sur la ruta 9 en Argentine nous arrivons sur la « Quebrada de Humahuaca », que dire devant ces explosions de couleurs sur ces montagnes, je vous laisse les photos et vidéos pour apprécier et m’économiser les superlatifs (je commence à être à cours et je me répète…!)





Pour info, les couleurs varient du blanc au rouge, le blanc date de 3 millions d’années et le rouge de 80 millions d’années (désolé pour certaines théories qui s’effondrent!!!!).
Sur la route du Chili nous dormons au pied de la montagne aux 7 couleurs, chouette spot, nous rencontrons d’ailleurs une famille Brésilienne avec qui nous partageons notre spot d’une nuit.






Ce sont les « 6Overlanders » ils voyagent avec leurs 4 enfants, et parcourent l’Amérique du Sud en caravane « Winnebago » attelée à un 4×4 Chevrolet.
Petit réveil pas facile sous les hurlements d’un autochtone qui nous explique que nous sommes sur une propriété privée, pppfff, il n’y a rien de marqué sur la route, et de plus sur ce site touristique il y a des randonneurs, des voitures, et des bécanes qui passent, ce mec ne devait pas aimer les overlanders, après une montée en puissance assez sympa de nos échanges nous évitons l’ «omelette de phalanges » de justesse (merci Stef!!!) et repartons assez rapidement car le gars est parti chercher la police, et nous ne voulons surtout pas de problèmes dans ce pays !
Ruta 52 direction le « paso de Jama », le travail effectué pour tracer un route dans ces montagnes est incroyable … !
Nous montons, et montons, et montons toujours, nous atteignons plus de 4880 mètres d’altitude dans des décors de « déglingos » !








A cette altitude nous sommes bien, je suppose que notre séjour en Bolivie entre 3500 et 4000 mètres nous aura permis de nous acclimater.
Le Faucon quand à lui nous surprend, malgré son absence de vitesse lumière, et son manque de chevaux lié à l’altitude, il est monté en mode « tranquilo » sans rechigner toutes ces montées de ouf !


Nous avons comme l’impression d’être seuls sur Mars (mais nous n’avons pas croisé Matt Damon), c’est plutôt rouge comme couleur dominante, sec, sans végétation, il fait beau et chaud (20°) mais lorsque la nuit arrive, les températures chutent à une vitesse impressionnante.






Nous dormons une première nuit à Susques autour des 3800 mètres, et avons droit à un petit -11°, nous avons eu de la chance car notre chauffage au gaz a fonctionné (toujours ce foutu problème de combustion lié à l’altitude!), et nous avons pu garder un 19° bien cool à l’intérieur.
Le démarrage du Faucon fut laborieux car of course je n’avais pas mis d’antigel dans le gasoil !
Nous arrivons à « Paso de Jama », ou le « no man land », jamais un endroit ne nous aura paru aussi perdu, il faut dire que t’es à plus de 4200 mètres, et entouré de montagnes qui culminent à plus de 6000 !
Donc, un poste de douane, une station YPF, et une dizaine de maisons, pas un troquet, pas une mobylette…. La zone quoi !
Nous arrivons au poste de douane à 16h00 et là…..c’est fermé !
Le douanier nous explique que la route est trop dangereuse de nuit et qu’il n’y a pas de couverture téléphonique, habitations ou stations essence pendant plus de 130 kms !!!!
Donc le Chili ferme la route à San Pedro de Atacama, et l’Argentine ici à 16h00 et ouvre à 09h30 !!!
Nous dormons donc à la station YPF où on nous propose même l’électricité, cool !

Get up, il fait – 16° à l’extérieur, et il fait 10° dans le Faucon, malgré nos 2 convecteurs, notre chauffage électrique n’est pas suffisant pour ces températures négatives et très basses, et je n’avais pas mis le chauffage au gaz !
Il y a de la glace à l’intérieur du Faucon sur les vitres malgré le double vitrage et certaines de nos conduites d’eau ont gelé !
Des routiers viennent à ma rencontre pour me donner des consignes afin d’affronter les dernières montées, « toujours regarder la température de l’eau et à 90°, tu tombes un rapport et tumontes dans les tours, tu mets le chauffage à fond avec la ventilation sur 3 pour aider au refroidissement du moteur, et pour la descente, c’est la route la plus dangereuse du pays, 2200 mètres de dénivelé négatif en 20 ou 25 kms.., alors « tranquilo » en seconde ou première et vérifie la température des jantes pour éviter une explosion des pneus ou un départ de feu… !!!! » (bon je savais certains trucs mais j’écoute toujours les conseils de ces vieux briscards de la route, ils ont une expérience incroyable, j’ai rencontré dans le sud de l’Argentine certains routiers qui font 1000kms dans la journée… !)
On passe la douane Argentine/Chili sans encombre et c’est parti pour cette fameuse route.






Nous traversons plusieurs Salars tous aussi magnifiques les uns que les autres, et nous offrons même une balade au Faucon sur la Salina Grande, c’était même plus sympa à notre goût que le Salar d’Uyuni, et nous avons pu faire rouler le Faucon sur du sel.




Franch’ment c’était hyper cool, nous prenons une fois de plus quelques clichés type sur ce genre de grande étendue.
Nous réalisons combien s’engager sur un Salar sans un minimum de connaissances peut être compliqué ou dangereux.
En effet, même si la croûte de sel de 15 à 20 cms peut supporter largement le poids d’un camion ou d’une voiture, il y a fréquemment plus d’un mètre d’eau sous le sel, et il existe des sources souterraines d’eau douce qui fragilisent les salars à certains endroits en allant jusqu’à créer des mini étangs au milieu de cette étendue de sel.
Donc en cas de rupture de cette croûte de sel…….glou, mais glou quoi !!!!

Et nous arrivons à la fameuse descente, et là….wow mais wow quoi !!!!
Tu te retrouves en haut d’une montagne, et plus de 2000 mètres plus bas tu as la ville de San Pedro d’Atacama, mais cette descente est presque en ligne droite sur environ 20 bornes… !!
Le paradis des Longboarders ou Skateurs, mais pas des poids lourds !!!!
La vue sur le désert d’Atacama est grandiose, mais…… j’ai franchement flippé pendant plus de 2 à 3 heures !!!






Yesssss, 2 à 3 heures pour descendre 20 à 30 kms !!!!!
En seconde je devais freiner trop souvent, il ne fallait pas dépasser les 15 km/h car la puissance des freins était limite et mon ralentisseur à l’échappement a fait une dépression, toutes les 20 minutes je m’arrêtais pour laisser refroidir les tambours, et j’ai fini ma descente de la « mortquitue » en première à 5km/h sans toucher les freins …, vivant, je suis vivant !!!!!
Les traces de passages sur la dizaine de voies de secours, les restes d’accidents de poids lourds, ou autres carcasses brûlées (camion et bus!) en disent long sur la dangerosité de cette route !
Mais enfin, nous voila arrivé à San Pedro de Atacama, et ici c’est d’la balle !
L’endroit nous plaît beaucoup, c’est cool, branché et gaie…
Nous sommes à 2600m d’altitude : easy ! on a une caisse d’enfer !
Nous nous posons dans cette ville et faisons la connaissance de Cristobal, Maria José et leurs deux enfants, ils sont Chiliens et voyagent en Amérique du Sud avec leur motorhome Américain Winnebago, et retrouvons également les « 6overlanders »……
Mais ça, c’est une autre histoire… !
Y clique on the photo et let’s go !

avatar
Admin
Admin

Messages : 3140
Date d'inscription : 09/10/2013
Age : 58
Localisation - Ville - Village : ALENYA 66

Voir le profil de l'utilisateur http://motards66.motards.net

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum