The Death Road Publié le 16 septembre 2018 par Alain et Stéphanie

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The Death Road Publié le 16 septembre 2018 par Alain et Stéphanie

Message par Admin le Lun 17 Sep - 17:03

The Death Road

Publié le 16 septembre 2018 par Alain et Stéphanie

The death road, ou la ruta de la muerte, ou également la ruta de Yungas, c’est l’une des routes les plus dangereuse du monde. 








La fameuse route de la mort, son tracé relie la Paz à Coroico.
Cette route a été construite par des prisonniers Paraguayens de la guerre d’El Chaco, ceux qui tentaient de s’échapper ont été jetés du haut du « balconcillo », un promontoire donnant sur un précipice.
La route part plus exactement de la Cumbre (1 heure de la Paz) à 4700 mètres d’altitude pour descendre à 1100 mètres : 3600 mètres de dénivelés en 65 kilomètres seulement, et tu rejoins la région de las Yungas et la forêt pré-amazonienne.
Elle a été très meurtrière depuis son ouverture en 1930. Dans les années 90 on estimait que 200 à 300 personnes s’y tuaient chaque année et une quinzaine de riders auraient perdu la vie ces dernières années selon le Lonely Planet.
En fait de route, il faudrait mieux parler de chemin, en effet, pas de bitume sur cette route qui était jadis l’un des axes les plus empruntés en Bolivie.
Avec en moyenne 3 mètres de large, on peut imaginer l’horreur lorsque les véhicules, camions et voitures se croisaient au bords de ces précipices…
Et le précipice, cela varie entre 200 et 700 mètres par endroit, et sans aucunes protection, wow, c’est chaud.
Les seules protections sont quelques rails de sécurité dans quelques virages, ils ne serviraient qu’à découper en tranche le pauvre rider qui rate son virage avant de voler !!!!.
Heureusement depuis quelques années la majeure partie de cette route n’est plus empruntée, en effet une nouvelle route moderne a été construite avec des tunnels et des ponts.
Et les seuls fous furieux qui empruntent cette piste sont des accros de l’adrénaline…
Et les chiffres…. ?
C’est le rêve de tout les riders, une « Down Hill » de 65 kilomètres (dont environ 45 de piste), et 3600 mètres de dénivelé négatif (avec quelques portions de faux plats ).
Alors, on y va, on prend un aller simple pour la mort, enfin, pour la route de la mort… !!!!
Fuck, debout à 4 heures et départ de la Paz à 5h30 direction la Cumbre.
A 07h00 p’tit déj en plein air, et par un p’tit zéro pointé….Brrrrrrr, ça pèle !
Pô grave, il fait super beau et je suis chaud comme un camion à churros!
Je prend contact avec mon bike, un superbe GIANT entièrement suspendu, en effet, je suis passé par une agence qui fourni tout le matériel et la logistique.
Pour le prix pratiqué, c’est sans regret.
Tout est fourni, casque intégral, protection genoux et coudes, veste, pantalon, gants, et un bike d’enfer et également le transport en minibus pour monter à Cumbre, p’tit déj’, collation à 10h00, repas et hôtel avec douche et piscine à l’arrivée, et le transport pour le retour à la Paz (3 heures!), le fameux tee shirt Death road survivor, et les film et photos de la journée, le tout pour un billet de 70 doll’s, c’est mon cadeau d’anniversaire !
La preum’s partie de la route se fait sur la nouvelle route, donc full speed sur du goudron au milieu des camions et surtout…des conducteurs Boliviens… !
Full speed in the wrong… !
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Ça descend vite, très vite mais cela permet de prendre connaissance avec ton destrier.
Il fait froid, mais je suis méga équipé, et puis j’suis tellement excité que je ne sens pas la morsure du froid…quoique que les doigts… !
Premier arrêt au bout de 25 kilomètres, on charge les vélos sur le minibus et on repart pour 15 minutes de bus car la route monte et surtout traverse des tunnels non éclairé, et avec la circulation c’est trop dangereux.
Nous arrivons donc à la Death Road…
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Je tremble d’impatience, je vois la route qui serpente à flanc de montagne, je tremble peut être de peur également, j’attends ce moment depuis des mois…
Dernières explications du guide, qui nous explique que c’est la seule route en Bolivie où tu roules à gauche…., en effet cela permet aux conducteurs qui descendent de voir leurs roues et où ils se trouvent par rapport au ravin depuis leur fenêtre !
Et pour toi le rider, c’est chaud car tu descends juste à côté du ravin, et si tu décides de trajecter dans les virages à droite comme tout pilote, tu risques de te retrouver avec un véhicule en face, car la route n’est pas totalement fermée à la circulation.
Quelques explications également sur la malédiction de cette route, les histoires de diable qui hante certains virages, les milliers de morts, bus, voitures, cyclistes, chute de 800 mètres d’un cycliste il y a quelques années, chute d’un bus en 1983 qui emporta la vie de 100 personnes, les récits sont macabres, wow c’est glauque, ça fait flipper, tu montes sur ton destrier et tu pars pendant 45 bornes de piste de ouf, ou sur un cimetière en self service…. !
Les doigts tremblent un peu sur les leviers de freins, la pendule tape fort dans la cage thoracique, l’adrénaline est au maximum, et la peur aussi….
« Gentlemen start your engine »
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Yeeehhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaa c’est parti ! d’abord t’es debout sur les freins, tu mates sur ta gauche, c’est haut, vraiment très haut, et puis c’est beau, si tu vas vite, ça tape fort et ta vue est un peu brouillée !
Et plus tu descends, plus tu prends confiance, mon GIANT est d’enfer (je veux le même!), ce destrier me permet de descendre à des vitesses que je n’avais jamais atteintes sur piste.
Les kilomètres défilent, on croise des croix mais également des pierres tombales, ça fait froid dans le dos…
Plus nous descendons plus la température monte, nous finirons en short et tee shirt, mais toujours avec les protections.
J’ai fait un choix au bout de quelques kilomètres, je m’arrête de temps en temps pour admirer le paysage car c’est tout simplement grandiose, et je me lâche dans la descente, c’est physique, et ça tape fort à cause de l’état de la route, ça dérape dans les virages, c’est étroit, parfois nous passons sous des chutes d’eau, ou traversons des rivières, la route est détrempée, ça glisse, on se concentre sur sa trajectoire, je sens de mieux en mieux mon vélo,c’est grandiose cette sensation de vitesse sur cette route étroite et bordée par ces précipices vertigineux, je suis fréquemment Gregory, pilote de moto qui a déjà fais l’enduro du Touquet, nous sommes roue dans roue « this is the race man » ce sera une expérience géniale.
Et malheureusement au bout de 3 heures de ride nous arrivons à la fin de la death road, les bras tétanisés, les dents serrées, mais le check de l’arrivée est fantastique ..
Yes I’m a death road survivor…. !
Un p’tit repas avec un bain dans une piscine, quelques anecdotes avec les riders du groupe, et nous repartons pour 3 longues heures de bus, tous les riders sont des Français qui voyagent en Amérique du sud ou dans le monde, et ces moments furent des moments de partage très enrichissants, nous sommes fatigués, fatigués mais heureux.
Life is short…ride hard !
Prend ton casque, enfile tes gants, met tes protections et accroche toi au guidon…
clique sur la photo :
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